Dans la suite des recherches menées sur l’image de l’Audomarois dans le cadre des résidences de création, avec Émilie Brout et Maxime Marion en 2016 et Julie Maresq en 2017, l’espace 36 invite cette année la plasticienne Léa Mayer. L’artiste découvrira l’Audomarois par le biais de ses habitants et nous livrera en janvier 2019 un nouveau regard sur notre territoire.

exposition du 26 janvier au 16 mars 2019 – vernissage samedi 26 janvier à 18h

http://www.leamayer.net/

 

 

Mon travail est une recherche autour des notions de perception, de connaissance et d’imagination : ce que l’on voit, ce que l’on croit, ce que l’on veut bien croire. Quelle est l’influence de notre éducation, de notre histoire sur notre compréhension d’un objet, d’une oeuvre d’art, d’un discours, d’un paysage, de l’espace, du temps ? Comment se développe le choix, inconscient ou délibéré, de poser un certain regard sur les choses ? Le point de départ de mon travail repose sur de minutieuses études du réel, hors de l’atelier, structurées par des échanges sociaux, des dessin, de l’écrit. J’étudie les processus de la perception visuelle, sémiotique et esthétique. J’examine le monde interprété, le monde remémoré, le monde raconté. Chaque projet est une procédure de recherche ouverte et reste comme tel. La procédure consiste en l’obtention d’une connaissance approfondie, d’une réflexion sur une situation choisie, jusqu’à l’élaboration d’une forme nouvelle. Une pratique protéiforme, conceptuelle avec comme moyens sous-jacents le jeu, la légèreté, l’humour. Tout l’enjeu de mon travail repose sur la mise en lumière de la poésie dont recèlent les différences d’interprétations et l’impossibilité de les représenter. Un vaste champ de recherche, qui s’étend de l’approche du quotidien jusqu’à la compréhension de l’art. J’exploite cet intervalle : entre ce qui est là, ce qui est communiqué, ce qui est compris. Un intervalle ou l’imagination est présente chez chacun et peut-être amplifiée.

L’art comme témoin de ces recherches.

Léa Mayer