Frédéric Lévy-Hadida musarde, écoute le vent, creuse ici ou là en fonction de ses envies, tel un chercheur d’or qui ne sait pas creuser un seul trou et suivre le filon… Il utilise ce qui est à sa disposition pour travailler, il cherche et recycle des matériaux que la société met au rebut ( vieilles toiles, vieux papiers, partitions, correspondances…) .Il travaille avec des « bouts », des éléments disparates, une mémoire qui lui appartient rarement. De ce chaos il essaie de faire émerger un ordre en sublimant de la matière vouée à la destruction : au gré de sa sensibilité cette matière devient corps humains, le plus souvent fragmentés, corps enlacés , matière brute , animaux , végétaux. Il cherche une limite entre abstraction et figuration tout en s’éloignant de l’anecdote.